Clermont-Ferrand


Le tram et les bus à l'arrêt à Clermont-Ferrand suite à une agression : le service reprendra vendredi

Alors qu'un conducteur de bus a été blessé suite à une violente agression sur son véhicule mercredi, les transports en commun sont à l'arrêt, à Clermont-Ferrand, ce jeudi 9 juillet. Les agents, qui ont exercé leur droit de retrait, devraient toutefois reprendre du service vendredi.

L'agression, la troisième en seulement deux semaines, a provoqué un vent de colère et d’inquiétude chez les agents de la T2C. Mercredi 8 juillet, à Clermont-Ferrand, à l'arrêt La Fayette, un homme s'en est pris à un bus, jetant de lourdes pierres sur le véhicule jusqu'à briser des vitres et le pare-brise. Touché par des éclats, le conducteur a été blessé lors de ce violent incident.

Cette nouvelle agression a poussé les agents de la T2C à exercer leur droit de retrait, mettant l'ensemble du réseau des transports en commun de l'agglomération clermontoise à l'arrêt, ce jeudi 9 juillet. Elle a aussi conduit à une réunion d'urgence, en fin de matinée, à la préfecture, entre les organisations syndicales, la direction de la T2C et du SMTC et les services de l’État et de la Ville de Clermont-Ferrand.

"Tolérance zéro"

Cette réunion n'a pas conduit à la prise de mesures immédiates, mais "elle a permis à tous les acteurs d'échanger et de se mettre d'accord sur la nécessité de mener des actions conjointes dans les prochaines semaines", explique la nouvelle présidente de la T2C, Fabienne Thouly, expliquant avoir "demandé des renforts de police, nationale ou municipale, sur certains points à risque sur le réseau. Ce qu'il s'est passé est grave, il faut bien sûr en tenir compte et appliquer la tolérance zéro."

S'il souligne aussi la gravité des faits et dit vouloir travailler à la mise en œuvre "d'un plan d'actions et de prévention", le directeur de la T2C Richard Peyrin rappelle toutefois que "tout n'est pas à jeter : on a un dispositif qui fonctionne, par exemple, grâce à des caméras de vidéoprotection installées dans tous nos bus, et les individus auteurs de ces agressions sont à chaque fois interpellés. Mais il y a des difficultés qu'on ne maîtrise pas, qui ne sont pas propres à la T2C, qui touchent toute la société, notamment les problèmes psys dont souffrent certaines personnes." L'enjeu, pour la T2C, est aussi de rassurer les usagers après ces agressions à répétition.

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